- 6 oct. 2019 - Par Mustapha Hemmam
- Édition : Fruits de saison, la récolte
Raison pourquoi je reçois avec bonheur la vérité qui me vient de mes semblables, même quand je la réfute.
Et même quand je la refuse, sachant que tous mes semblables peuvent dire comme moi, que sais-je de la vérité? Rien.
Ce qui n'empêche beaucoup d'entre mes semblables de la proclamer vérité vraie.
Et certains de vouloir imposer leurs doutes en y posant l'étiquette “Vérité Vraie”.
Commentaires de la page originale.
Tous les commentaires
- 06/10/2019 21:02 – Par Jean-Claude ICHAI
Qu’est-ce que “la vérité vraie” sinon celle autorisée, celle qui doit être ? Sinon le refus de la vérité ? Le refus de la vérité qui ne peut qu’être ? Le refus de la révélation ?
Révélation à laquelle est substitué le devenir ? le devenir comme processus de séparation, comme l’expulsion inepte de ce qui est, comme l’irruption inepte du choix, cette vérité qui doit être.
Que sais-je de la vérité ? rien. La vérité n’est pas de l’ordre du savoir mais de la présence, qui est sans traces, sans compte-rendu.
La vérité est toute entière dans cet instant, sans retour. la vérité d’hier ou de demain est le mensonge.
(bon, désolé pour le ton sentencieux, j'ai écrit ça un peu vite comme c'est venu, en forme souhaitée sinon effective de proposition...)
- 06/10/2019 21:47 – Par Mustapha Hemmam
Dans une définition, celle de la vérité, je propose ceci: «La vérité m'est ce qu'est le temps à Augustin d'Hippone: si on ne me demande pas, je sais ce qu'elle est, si on me demande, je ne sais pas». Raison pourquoi je suis toujours étonné de voir qu'on peut la définir. Qu'on puisse me dire qu'elle est ceci, et cela, et même, qu'elle est le contraire de la vérité, que la vérité est le mensonge.
Quant à moi, si on me demande, je ne sais pas.
- 06/10/2019 22:19 – Par Jean-Claude ICHAI
Je comprends. y compris que je puisse recevoir avec bonheur la vérité qui me vient de mes semblables en ignorant tout d'elle.
pour ma part pas trop de souci à approcher par les mots ce mot de vérité, les mots s'éclairent entre eux.
tout ce qui est cru, tout ce qui doit être n'est pas la vérité, une évidence, pour moi. Mustapha Hemmam a une existence bien réelle, en tant que mémoire, en tant que nom, en tant que nom relié à une force effective de proposition, certainement pas en tant que personne. Si je crois à sa personne, et affirme son existence je ne peux que me mentir.
La vérité réside dans l'esprit que le crédible a déserté.
- 07/10/2019 00:25 – Par Mustapha Hemmam
en réponse au commentaire
de Jean-Claude ICHAI
le 06/10/2019 22:19
Voilà exactement la vérité que je connais, celle que tu viens de dire: celle que nous avons en partage. Puis il y a une vérité universelle inconnaissable, innommable dirait un Juif, car ce qu'on ne peut connaître, il ne faut pas le nommer, et une vérité intime, incommunicable.
Je te reprends, car cette vérité circonstancielle nous la partageons: tout ce qui est cru, tout ce qui doit être n'est pas la vérité, une évidence, pour moi.. La vérité réside dans l'esprit que le crédible a déserté.
- 07/10/2019 08:58 – Par Jean-Claude ICHAI
en réponse au commentaire
de Mustapha Hemmam
le 07/10/2019 00:25
Puis il y a une vérité universelle inconnaissable, innommable dirait un Juif, car ce qu'on ne peut connaître, il ne faut pas le nommer, et une vérité intime, incommunicable.
possible qu'il s'agisse de la même, le présent comme le communiqué, non le communicable. La connaissance, non le connaissable.
Quelque chose comme ça
- 07/10/2019 09:18 – Par Mustapha Hemmam
en réponse au commentaire
de Jean-Claude ICHAI
le 07/10/2019 08:58
Possible. Ou non ;-)
Mais j'opte pour le possible, plutôt que d'opter pour son contraire.